C'est le point que presque personne ne sait : il n'existe aucune date à laquelle il faudrait demander. Pas une fois par an, pas seulement au procès. La demande de mise en liberté peut être présentée en tout état de cause et à toute période de la procédure.
La raison est simple : la détention provisoire porte atteinte à la présomption d'innocence. Elle doit donc pouvoir être remise en question en permanence.
La demande n'atterrit pas directement chez celui qui décide. Elle suit un circuit :
⚠️ Les délais de l'article 148 ont été modifiés par la loi du 13 juin 2025. La quasi-totalité des articles que vous trouverez en ligne donnent encore les anciens chiffres. Voici les délais actuels :
Tout ce qui précède ne sert à rien si personne ne date le point de départ.
Un silence du juge n'est pas une fatalité : c'est un fait juridique qui ouvre un recours. Mais pour s'en prévaloir, il faut pouvoir prouver quand la demande a été formée, et savoir quel jour le délai expire.
C'est exactement ce que personne ne fait à votre place : ni le greffe, ni le SPIP, ni parfois l'avocat débordé.
Une règle sanctionne les demandes en rafale : aucune nouvelle demande ne peut être formée tant qu'il n'a pas été statué sur l'appel d'une précédente décision de rejet. À peine d'irrecevabilité.
Autrement dit : enchaîner les demandes ne sert à rien, et peut faire perdre du temps. Mieux vaut une demande solide, motivée, préparée — qu'une série de demandes vides.
Le juge ne se demande pas si la personne est sympathique. Il regarde si les motifs qui justifiaient la détention existent encore. Ce qui pèse :
Un refus n'est pas la fin. L'ordonnance de rejet est susceptible d'appel devant la chambre de l'instruction, dans un délai bref. Et une nouvelle demande pourra être formée une fois qu'il aura été statué sur cet appel.
Lire aussi : Combien de temps peut durer une détention provisoire · Comment écrire au juge
1. Notez la date exacte de la demande — et envoyez-la en recommandé si elle part par courrier.
2. Comptez les cinq jours ouvrables du JLD à partir de la réception.
3. Si le silence persiste, parlez-en à l'avocat : la saisine directe de la chambre de l'instruction est une arme réelle.
4. Préparez le dossier avant, pas après.
D3 traduit la procédure en langage clair : vos échéances, vos droits, et des courriers prêts à envoyer.
Ouvrir D3Ces informations sont générales et données à titre indicatif. Elles ne constituent pas une consultation juridique et ne remplacent pas l'avis d'un avocat. En cas de doute sur une situation précise, adressez-vous à un avocat ou à un point-justice.