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Combien de temps peut durer une détention provisoire ?

Il n'y a pas de date de sortie. Il y a des plafonds fixés par la loi et des réexamens réguliers. En matière correctionnelle, la durée de base est de 4 mois, renouvelable. En matière criminelle, elle se compte en années. À chaque renouvellement, une libération peut être demandée.

Pourquoi personne ne vous donne de date

Parce qu'il n'y en a pas. La détention provisoire n'est pas une peine : c'est une mesure prise en attendant le procès. Elle s'arrête le jour du jugement — et ce jour n'est pas encore fixé.

Ce que la loi encadre, ce n'est donc pas une durée, c'est un maximum. Tant que le procès n'a pas eu lieu, la détention se prolonge par tranches, chacune devant être justifiée par un juge.

À retenir — Ce n'est pas un délai qui court vers une sortie. C'est un plafond à ne pas dépasser.

Les durées en matière correctionnelle

Pour un délit, la durée de base est de quatre mois.

Si la personne n'a jamais été condamnée à une peine ferme importante et qu'elle encourt une peine relativement courte, cette durée ne peut en principe pas être prolongée. Dans les autres cas, la détention peut être renouvelée par périodes, dans la limite d'un plafond global — qui augmente avec la gravité des faits reprochés.

Trois éléments déterminent le plafond applicable :

Les durées en matière criminelle

Pour un crime, l'échelle change complètement : la durée initiale est d'un an, avec des prolongations de six mois. Le plafond total se compte en années, et il augmente selon la peine encourue et la nature des faits.

Que se passe-t-il à chaque renouvellement

C'est le point que la plupart des familles ignorent, et c'est le plus important.

La détention n'est jamais accordée « pour toute la durée de l'instruction ». Elle doit être réexaminée à l'échéance de chaque période. À ce moment-là :

Autrement dit : chaque renouvellement est une occasion. Une occasion de dire que la situation a changé, qu'un logement est désormais disponible, qu'un travail attend, que la santé s'est dégradée.

À retenir — Un renouvellement n'est pas une formalité. C'est une audience où quelque chose peut être dit.

Et si le plafond est dépassé ?

Si la durée maximale est atteinte sans que le procès ait eu lieu, la personne doit être remise en liberté. Ce n'est pas une faveur : c'est une obligation.

C'est précisément pourquoi il faut compter les jours. Personne, dans la procédure, n'est chargé de le faire pour vous.

Comment demander la libération

Une demande de mise en liberté peut être formée à tout moment de la détention provisoire. Pas à une date précise, pas une fois par an : à tout moment.

Le juge est tenu de répondre dans un délai. Et si ce délai s'écoule sans réponse, ce silence lui-même ouvre une voie de recours.

Lire aussi : Comment écrire au juge

Ce que vous pouvez faire, concrètement

1. Notez la date exacte de mise en détention. Tout se calcule à partir de là.

2. Demandez à l'avocat la date d'échéance de la période en cours.

3. Préparez, avant cette date, ce qui peut changer la décision : hébergement, emploi, garanties.

4. Ne considérez jamais un renouvellement comme acquis.

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Ces informations sont générales et données à titre indicatif. Elles ne constituent pas une consultation juridique et ne remplacent pas l'avis d'un avocat. En cas de doute sur une situation précise, adressez-vous à un avocat ou à un point-justice.