En détention, presque tout s'achète : la nourriture en complément, l'hygiène, la télévision, le téléphone, les timbres. C'est ce qu'on appelle la cantine.
L'argent ne circule pas physiquement. Chaque personne détenue dispose d'un compte nominatif, alimenté par mandat, à distance.
Le compte est divisé en plusieurs parts : une part disponible pour les dépenses courantes, une part réservée à l'indemnisation des victimes le cas échéant, et une part mise de côté pour la sortie. Autrement dit : la totalité de ce que vous envoyez n'est pas immédiatement dépensable.
Vous pouvez écrire autant que vous voulez. Il faut sur l'enveloppe :
Le courrier ordinaire peut être lu par l'administration. Certaines correspondances échappent totalement à ce contrôle : celles avec l'avocat, les magistrats, le Défenseur des droits, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté. Ces lettres-là ne peuvent pas être ouvertes.
C'est la question que tout le monde se pose devant la feuille blanche.
Écrivez n'importe quoi. Le temps qu'il fait, ce qu'a dit sa sœur, la série que vous regardez, le chien. Le contenu n'a presque aucune importance : c'est recevoir une enveloppe qui compte, au moment de la distribution, devant les autres.
Elles sont généralement autorisées, en nombre limité, et contrôlées. Évitez tout ce qui pourrait poser question : photos de groupe non identifiables, images pouvant évoquer les faits, ou tout contenu suggestif. Une photo refusée, c'est une déception inutile.
C'est là que les familles se trompent le plus souvent, avec les meilleures intentions.
Dans la plupart des établissements, on n'envoie pas de colis. La règle générale est celle du colis de fin d'année, unique, encadré, avec une liste précise de ce qui est autorisé.
Le reste — vêtements, livres, objets — passe le plus souvent par un dépôt au parloir ou par une procédure spécifique, propre à chaque établissement.
Avant tout envoi, appelez l'établissement. Les règles varient réellement d'une prison à l'autre, et un colis non conforme est retourné, ou détruit.
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Sans lui, rien ne fonctionne : ni le courrier, ni le mandat, ni le permis de visite.
C'est le premier renseignement à obtenir. Il est attribué à l'arrivée en détention, et la personne le communique généralement dans sa première lettre. À défaut, l'avocat l'a.
D3 traduit la procédure en langage clair : vos échéances, vos droits, et des courriers prêts à envoyer.
Ouvrir D3Ces informations sont générales et données à titre indicatif. Elles ne constituent pas une consultation juridique et ne remplacent pas l'avis d'un avocat. En cas de doute sur une situation précise, adressez-vous à un avocat ou à un point-justice.