À l'issue de la garde à vue, la personne est déférée : conduite au tribunal, présentée au procureur, puis jugée dans la foulée. Entre l'interpellation et la condamnation, il peut s'écouler moins de 48 heures.
C'est une procédure réservée aux affaires jugées « simples » et aux faits reconnus ou établis. En pratique, elle concentre une part importante des peines de prison ferme prononcées en France.
Devant le tribunal, la personne a le droit de demander un délai pour préparer sa défense. Le tribunal ne peut pas le lui refuser.
Mais si elle le demande, l'affaire est renvoyée à une audience ultérieure — et le tribunal peut la placer en détention provisoire en attendant.
Donc le choix est : être jugé aujourd'hui sans être prêt, ou attendre en cellule d'être jugé correctement. Et il se fait en quelques minutes, dans un couloir, avec un avocat rencontré une demi-heure plus tôt.
Si une peine de prison ferme est prononcée, le tribunal peut décerner un mandat de dépôt : la personne part en détention immédiatement, depuis le tribunal, même si elle fait appel.
C'est le moment le plus brutal pour les familles présentes dans la salle : deux mots prononcés, et la personne ne rentre pas.
Le tribunal juge sur les garanties de représentation. Vous pouvez les apporter, le jour même, si vous êtes présents :
Ces papiers, dans les mains de l'avocat avant l'audience, peuvent faire la différence entre un mandat de dépôt et un aménagement.
Un jugement de comparution immédiate est susceptible d'appel, dans un délai court. L'appel ne suspend pas le mandat de dépôt : la personne reste détenue en attendant.
Lire aussi : Garde à vue : les 48 premières heures · Demande de mise en liberté
D3 traduit la procédure en langage clair : vos échéances, vos droits, et des courriers prêts à envoyer.
Ouvrir D3Ces informations sont générales et données à titre indicatif. Elles ne constituent pas une consultation juridique et ne remplacent pas l'avis d'un avocat. En cas de doute sur une situation précise, adressez-vous à un avocat ou à un point-justice.